La prochaine étape, celle du VDSL2, normalisé depuis mai dernier, arrivera plus vite que prévu, la distance de 500 mètres promise avec cette version condamnant d'entrée la première version du VDSL, dont les 250 mètres de rayon d'action limitaient l'intérêt. Même si l'adoption assez tardive de l'ADSL2+ montre que la disponibilité du vrai haut-débit n'est qu'une deuxième étape, après celle, plus complexe, de l'ouverture du marché, la rentabilisation des lignes existantes reste prioritaire dans les choix des opérateurs.

Lors de la présentation de ces technologies en novembre dernier, Dominique Hagerman, directeur des réseaux IP de France Télécom, précisait que les investissements pour le VDSL2 nécessitaient d'équiper les sous-répartiteurs (plus de 120 000 en France) d'un multiplexeur, et de poser de la fibre optique entre celui-ci et le central. Ce qui est un enjeu d'investissement colossal et qui, de plus, imposerait à l'Arcep, le gendarme français des télécoms, de revoir le dégroupage au niveau, non plus des centraux, mais des sous-répartiteurs, ce qui ne serait pas une mince affaire.

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