De fait, l'ascension de ce polytechnicien illustre sa capacité à saisir les opportunités. Disposant au départ d'un budget limité au regard de l'ampleur des investissements nécessaires dans les télécoms, il positionne sagement sa petite entreprise, alors baptisée LDCom (Louis-Dreyfus Communications), comme un simple fournisseur d'infrastructures au service des autres opérateurs. « Nous vendions notre réseau morceau par morceau, au fur et à mesure que nous le construisions. Sauf qu'au lieu de mettre un seul câble dans la tranchée, nous en mettions deux, un pour le client et un pour nous », raconte-t-il. « Son ambition a toujours été de construire une affaire industrielle rentable », confirme Frédéric Gastaldo, patron de l'opérateur Swisscom Eurospot, son bras droit à l'époque.