Le syndicat qui fédère 86 communes de la périphérie parisienne fait la promotion d'une solution alternative sous-estimée. Il vient de choisir son concessionnaire ou mandataire: Mecelec
Le SIPPEREC attribue la délégation de service public sur les
courants porteurs en ligne à Mecelec, qui devient donc son mandataire.
C'est le "premier projet en France et au niveau mondial portant sur un déploiement d'une telle ampleur". A terme, le projet concernera 86 communes sur la première couronne parisienne, soit un potentiel de 1,5 million de foyers.
Le courant porteur en ligne (CPL) s'affirme progressivement comme une alternative mature pour apporter l'Internet à haut débit et le téléphone (Voix sur IP) via les prises du réseau électrique.
"C'est aujourd'hui un concurrent direct de la technologie ADSL", constate un communiqué du syndicat intercommunal.
On l'a compris, le principal avantage de cette solution, c'est son faible coût à l'installation et lors de l'exploitation. Pour rappel, cette technologie consiste à injecter, via un modem, un signal en hyperfréquences sur les lignes électriques basse tension [lire ci-après].
Cette technologie s'avère très compétitive pour un ensemble de services aux collectivités tels que la vidéosurveillance, le contrôle d'accès des bâtiments, la gestion technique des énergies...
En effet, ces applications peinent à se développer actuellement du fait des coûts importants des réseaux télécoms qu'il faut construire pour les activer.
"Le très faible coût d'installation des CPL rendra accessible ces nouveaux services au plus grand nombre", affirme le SIPPEREC.
En clair, on s'affranchit des contraintes opérationnelles de l'ADSL et de l'abonnement téléphonique. Et les travaux de génie civil sont réduits au minimum, voire totalement inexistants.
